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Cameroun : Le développement de la riziculture s’accentue

Le projet de développement du riz irrigué et pluvial au Cameroun a tenu sa 2ème session du comité de pilotage le 10 décembre 2025 à Yaoundé. Il a été question de faire une évaluation à mi-parcours de la nouvelle phase et d’établir les perspectives d’un développement durable de la riziculture au Cameroun.

Mettre en lumière à travers une revue, les actions menées en 2025 dans le cadre du développement de la riziculture, la formation des producteurs et l’amélioration des rendements et se projeter pour 2026, ont été les objectifs de la 2-ème session du comité de pilotage du Projet de Développement de la Riziculture Irriguée et Pluviale par le Renforcement de la Chaine de valeur (Proderip-Rcv) tenu le 10 décembre 2025 à Yaoundé. Un projet financé par l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica),

La session organisée par les responsables du Proderip a réuni, les producteurs semenciers, vulgarisateurs, représentants des administrations publiques qui se sont donnés pour défi : booster la production locale de riz afin de rendre accessible le riz made in Cameroun et limiter les importations.

Cette nouvelle phase du projet qui couvrira encore deux années donc les activités ont débuté en octobre 2022, vise à améliorer la compétitivité du riz camerounais face au riz importé. Pour atteindre cette ambition, le projet mise notamment sur la purification des semences afin d’améliorer leur pureté, leur qualité et la productivité des parcelles. Il s’agit aussi de renforcer la distribution locale des semences certifiées, une étape déterminante pour obtenir des rendements plus élevés.

Du riz de qualité améliorée sur le marché

D’après Bertin Reginald Ze-Nkpwang, Coordonnateur national du Proderip, « le projet ne doit pas s’éloigner de sa feuille de route. Il faudra intensifier le travail sur la semence de qualité, la diffusion de cette semence, les formations des producteurs et en même temps un encadrement de proximité afin que la production soit au rendez-vous. Cette garantit ne concerne pas seulement la production de riz, mais aussi la transformation en qualité et en quantité pour que le riz soit disponible pour tous et partout ».

L’apparence du riz local, souvent moins attrayante que celle du riz importé, reste un défi à relever. Le projet s’attèle ainsi à améliorer le traitement post récolte, le décorticage et la commercialisation, en collaboration avec les structures gouvernementales et des acteurs du secteur privé. Des efforts commencent déjà à porter ses fruits à travers une qualité de riz améliorée, disponible de manière régulière sur le marché local.

Par ailleurs, le Proderip poursuit son action de proximité auprès des petits producteurs par des formations, conseils techniques, suivi continu et amélioration des pratiques post-récoltes. Des efforts qui permettent de vulgariser la riziculture pluviale de plateau et de renforcer les capacités des communautés rurales.

Raïssa Fotio

550F à 1000F CFA le Kg de riz local
Le projet met à la disposition des consommateurs du riz accessible pour toutes les bourses.

« Aujourd’hui, nous sommes dans une dynamique de dire que si vous allez dans la plupart des espaces marchands de la place qui proposent du riz made in Cameroun, vous retrouverez notre produit : le Ndop Rice. Il est disponible à toutes les échelles de la société camerounaise et va du plus modeste citoyen au plus nanti. Tout le monde trouve son compte. Les prix oscillent entre 550F et 1000F CFA. C’est un riz frais et de meilleure qualité. C’est cette particularité que nous mettons en avant », fait savoir le coordonnateur Bertin Reginald Ze-Nkpwang.

Dans son allocution, le représentant résident de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) au Cameroun a tenu à souligner que la fraicheur du riz est ce qui prouve que le riz est de bonne qualité. Certaines zones comme la région de l’Ouest, sont liées à la mauvaise qualité de riz. « Nous faisons du Cameroun le principal acteur de la coopération régionale en matière de développement stratégique de la culture de riz pour l’Afrique Centrale » a-t-il déclaré.

Raïssa Fotio