Pôle de Connaissances de l'Agriculture Biologique et Agroécologie en Afrique Centrale

Cameroun : Conduite de l’élevage des vers blancs

Le récipient utilisé doit être en plastique transparent pour permettre de contrôler de l’extérieur le comportement des insectes. Eviter le fer qui finit par rouiller en milieu humide.

Le bac ou le matériel dans lequel on compose le substrat est un récipient transparent et en matière plastique. La transparence du bac est un élément à ne pas négliger. Elle facilite l’appréciation du niveau de température à l’intérieur. Elle permet aussi d’observer l’intérieur du bac sans forcément l’ouvrir.
Le plastique est idéal pour la construction du bac. L’éleveur se doit d’éviter d’utiliser le bois, car il se dégrade dans un milieu humide comme ce substrat. Idem pour le fer. Il finit par rouiller et se couvrir de trous indésirables pouvant causer des blessures.

Entretien du bac de vers blancs

L’éleveur doit accomplir certaines tâches d’entretien avec minutie. Une fois rempli de substrat, le bac doit faire l’objet de la plus grande attention.
– Installer le bac dans un endroit aéré, en évitant de le poser sur le sol, afin de ne pas l’exposer à la chaleur terrestre. Des fourmis pourraient s’y introduire et s’attaquer aux hannetons et aux vers blancs. En appliquant une solution insectifuge autour du bac, on éloigne les fourmis du site.
– L’éleveur doit faire suffisamment de trous d’aération sur le couvercle du bac d’élevage, afin de maintenir une bonne température (18°-25°).
Les géniteurs ne survivent en effet pas aux fortes chaleurs. Le taux d’humidité du substrat est un autre élément important dont il faut tenir compte. Il se situe normalement entre 80% et 90%. Les charançons rouges pondent sur la surface du substrat, tandis que les Foss creusent des galeries dans les profondeurs du bac.
– Eviter de remuer le substrat tant qu’on n’a pas retiré les Foss du bac. Remuer le substrat détruirait galeries et tuerait les Foss.
– Si le récipient suinte, c’est la preuve que la chaleur est forte à l’intérieur. Dans ce cas le producteur peut asperger d’eau le substrat afin de baisser la température à l’intérieur du bac.
– Si on n’interdit pas d’ouvrir le bac, il faut cependant le faire prudemment, car les charançons peuvent s’envoler.
– Le filet protecteur est le dernier élément physique du bac. Il s’agit d’une moustiquaire ou d’un tissu parsemé de petits trous et de couleur claire, que le producteur installe sous le couvercle. La moustiquaire doit être non-imprégnée de produits chimiques. Il empêche les mouches et les moucherons d’avoir accès au substrat et d’y pondre des œufs qui produiront des asticots qui à leur tour vont appauvrir le substrat en consommant ses éléments nutritifs.
Le rendement ne sera pas satisfaisant, car les futurs Foss n’auront pas profité totalement des nutriments du substrat. La production sera faible et les vers blancs ne seront pas assez gros. De fait, un bac d’une capacité de dix litres produit environ 150 Foss.