Pôle de Connaissances de l'Agriculture Biologique et Agroécologie en Afrique Centrale

Cameroun : Formation des paysans sur la fabrication des engrais biologiques à base de tithonia par le SAILD à Bangoulap

Le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) a organisé le 14 mars 2024 un  séminaire de formation sur la fabrication d’engrais biologiques au quartier Njamga à Bangoulap, commune de Bangangté, département du Ndé, région de l’Ouest-Cameroun. L’activité s’inscrit dans le cadre du Projet “Centre de Connaissances de l’Agriculture Biologique et l’agroécologie en Afrique” de la coopération allemande dont l’objectif est d’apporter des connaissances agroécologiques aux populations rurales.

Fabriquer le purin de tithonia enrichi à la fiente de poules: c’est le module qui a réuni une vingtaine de multiplicateurs et de paysans face à William Ngouagni maître formateur le 14 mars dernier à Njamga. Un atelier de formation tenu en présence de Modeste Irénée Bidima représentant du Saild et de Sa Majesté Martin Ngamga, chef du village Njamga2.

Après une phase théorique afin de mieux édifier les participants sur les propriétés et les avantages du purin de tithonia, place à la pratique qui a permis aux apprenants de mettre la main à la pâte. La séance qui s’est refermée avec une série de questions réponses pour des informations complémentaires a été très appréciée de tous.

« Nous avons beaucoup appris. J’ai été impressionné par la formation que nous avons faite notamment sur les engrais biologiques. C’est très essentiel parce que nous sommes en zone rurale et je crois que cette formation vient nous enrichir pour que nous puissions faire une agriculture saine et  pouvoir manger bio. Nous disons merci » témoigne Claude Kuidjeu, l’un des participants.

Le Chef du quartier Njamga 2 n’a pas manqué de féliciter le projet et promet de faire pérenniser les pratiques acquises durant cette formation : « Elle a été très intéressante et vient au bon moment car c’est un plus au village pour la consommation des aliments bio. Nous devons stimuler davantage les populations à l’agroécologie. De ce fait nous allons vulgariser ces pratiques dans les réunions et les associations. Je suis très content, je remercie les auteurs de cette initiative et je souhaite qu’il y ait davantage de telles activités ». Confie Martin Ngamga.

Notons que ces enseignements étaient dispensés par des formateurs qui avaient bénéficié des formations agroécologiques du même programme ” Projet Centre de Connaissances de l’Agriculture Biologique et l’agroécologie en Afrique” l’an dernier.